Comprendre pour retrouver sa liberté d’agir
Bien avant de devenir sophrologue, j’ai enseigné.
J’ai conçu des formations, accompagné des étudiants, dirigé des équipes pédagogiques et enseigné à l’université. Aujourd’hui encore, j’interviens auprès d’étudiants en Bachelor.
Transmettre des connaissances, proposer des modèles de compréhension, n’a jamais été, pour moi, une simple activité professionnelle.
C’est une manière d’accompagner.
Au fil des années, j’ai observé une réalité qui ne cesse de se confirmer.
Lorsqu’une personne comprend ce qu’elle est en train de vivre, quelque chose commence souvent à s’apaiser.
La peur laisse progressivement place à la compréhension.
Et cette compréhension ouvre déjà un espace de liberté.
C’est pourquoi la psychoéducation fait aujourd’hui pleinement partie de ma pratique.
Comprendre apaise déjà
Il arrive qu’une personne franchisse la porte de mon cabinet persuadée que quelque chose « ne fonctionne plus » chez elle ou chez son enfant.
Le cœur s’emballe.
Le sommeil devient difficile.
Le corps reste tendu.
Les émotions semblent prendre toute la place.
Les réactions paraissent parfois incompréhensibles.
Avant même de proposer un exercice de sophrologie, je prends souvent le temps d’expliquer.
Parce que je crois profondément que comprendre son fonctionnement permet déjà de retrouver une forme de sécurité.
Lorsqu’une personne découvre que son corps ne « dysfonctionne » pas, mais qu’il met en œuvre des mécanismes de protection, son regard change.
Et ce changement de regard est souvent le premier pas vers le changement lui-même.
Ce que la psychoéducation apporte
La psychoéducation consiste à transmettre, avec des mots simples et accessibles, des connaissances scientifiquement établies sur le fonctionnement humain.
Elle permet de mieux comprendre :
- les mécanismes du stress ;
- le fonctionnement du système nerveux ;
- les réactions du cerveau face au danger ;
- le rôle des émotions ;
- les conséquences du manque de sommeil ;
- les liens entre le corps, les pensées et les comportements ;
- certains mécanismes du traumatisme et du SSPT (syndrome de stress post traumatique) ,
 lorsque cela est pertinent dans le cadre de l’accompagnement.
Ces explications ne remplacent jamais un suivi médical ou psychologique lorsqu’il est nécessaire.
En revanche, elles permettent souvent de redonner du sens à des réactions qui semblaient jusque-là inquiétantes ou incompréhensibles.
Comprendre pour mieux choisir
Je ne transmets pas ces connaissances pour faire un cours.
Je les transmets pour permettre à chacun de redevenir acteur de ce qu’il vit.
Lorsqu’un enfant comprend pourquoi son cœur bat très vite avant une évaluation, il cesse souvent de croire que quelque chose ne va pas chez lui.
Lorsqu’un parent découvre le fonctionnement du stress, il porte un autre regard sur les réactions de son enfant.Lorsqu’un adulte comprend pourquoi son corps reste en alerte après un événement difficile, il cesse parfois de lutter contre lui-même.
Comprendre ne fait pas disparaître les difficultés.
Mais comprendre permet souvent de retrouver la liberté de choisir comment y répondre.
Une approche intégrée à chacun de mes accompagnements
La psychoéducation ne constitue pas une séance à part.
Elle s’intègre naturellement à mon accompagnement.
Au fil des échanges, des exercices de sophrologie, des médiations créatives, des contes ou des observations partagées, je prends le temps d’expliquer ce qui peut être utile à comprendre.
Chaque personne repart ainsi non seulement avec une expérience vécue dans son corps, mais aussi avec des repères qui lui permettront de poursuivre son chemin de manière plus autonome.Car je crois profondément que l’on accompagne mieux une personne lorsque l’on lui donne les moyens de comprendre ce qu’elle vit.
Ce qui guide ma pratique
La sophrologie permet de ressentir.
La psychoéducation permet de comprendre.
L’expérience vécue dans le corps et la compréhension du fonctionnement humain ne s’opposent pas.
Elles se renforcent mutuellement.
Je crois profondément que l’on ne retrouve pas sa liberté uniquement en apprenant à respirer, à se détendre ou à écouter son corps.
On la retrouve aussi lorsque l’on cesse de se croire défaillant.
Lorsque l’on comprend que beaucoup de nos réactions ont d’abord été des tentatives de protection.
Et que cette compréhension ouvre, peu à peu, la possibilité d’un autre chemin.

La compréhension est parfois le premier pas vers l’apaisement.

les approches complémentaires

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